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GG et son Vélo

Verdun - Reims

16 Janvier 2012 , Rédigé par Gérard GIROUX Publié dans #Mon tour de France

Mon tour de France 2009 - 12 ème étape

Mardi 11 Août 2009

Verdun - Reims - 130 km

 

Ce matin à mon réveil, j'ouvre les volets et je vois un ciel bien gris, je me dis "ça ne sent pas bon" bon nous verrons bien, jusqu'à maintenant, je suis passé à travers les gouttes, alors pourquoi pas encore aujourd'hui.

Toilette, petit déjeuner et je me mets en branle bas de combat pour affronter cette nouvelle journée qui va m'amener à Reims en passant par Clermont en Argonne, Les Islettes, Ste-Menehould, toute une région que je connais bien et ça va vraiment être un plaisir de revoir cette région après tant d'années et de souvenirs.

Quand je sors mon vélo de la cour de l'hôtel, je sens une humidité très pesente, il ne pleut pas, mais il me semble que la pluie n'est pas très loin, je pense que cette fois-ci je ne vais pas pouvoir l'éviter, je crois que la météo d'hier va avoir raison, enfin il ne faut pas se décourager, ça ne sert à rien de s'appesantir sur son sort, il faut y aller et prendre la route au plus vite.

Je sors de la ville de Verdun et je rencontre un couple de cyclistes avec des sacoches débordantes et sont déjà vêtus d'un k-way, aie, très mauvais signe, ils me font un petit signe d'amitiés, normal entre cyclistes, nous sommes de la même famille. Et trois minutes plus tard la pluie arrive, j'enfile le k-way, les protèges chaussures pour la pluie et je roule, la pluie est assez fine, mais dense. Plus j'avance elle devient de plus en plus forte et commence la formation de flaques d'eau sur le côté de la route, un gros camion benne me double et je suis douché, j'en est partout, même sur la figure, je ne vois plus rien à travers  les lunettes, oh là là que la journée commence bien, moi qui pensait passer à travers, eh ben, je suis en plein dedans, mon moral, lui aussi prend une claque, bon je me dis courage, profil bas et pédale, il reste encore 120 kilomètres à faire, une bagatelle, courage.

J'arrive à Clermont en Argonne, la pluie tombe toujours aussi forte, je ne vois pas grand chose du paysage, la pluie et une brume empêche toute visibilité, dommage car j'aurai aimé revoir cette région au ralenti, c'est à dire en vélo, on profite beaucoup plus du paysage que dans une voiture.

Sur la place du village des Islettes, je m'arrête et je mange quelques biscuits pour me redonner des forces, je suis complètemenet trempé, même que la pluie ne traverse pas le k-way, la transpiration ne s'évacue pas, les couvres chaussures, qui devaient être étanches ne le sont pas, j'aurais mis les pieds dans un torrent, on aurait eu le même résultat. Après ce goûter je repars, je suis gelé, il ne faut pas que je traine.

Quelques kilomètres plus loin arrive Ste- Menehould, la pluie est de plus en plus forte, je vais certainement l'avoir jusqu'à Reims, mais dans l'après midi elle se calme et s'arrête. J'arrive aux environs de cinquante kilomètre de Reims, la région devient dessertique, les villages se font rares, la route devient des grandes lignes droites, où l'on ne voit pas l'horizon, elle est bordée par des hectares et des hectares de terres agricoles, de la moisson, des betteraves, des cultures à perte de vue, la route comme elle est droite et devient très monotone, j'ai l'impression que je n'avance pas. Dans une de ces grandes lignes droites, à quelques centaines de mètres devant moi sur la route un chevreuil, il me voit et il se sauve, mais une voiture arrive en face, il se retourne et revient vers moi, je me dis, il va se faire écraser, mais d'un seul coup il saute le talus sur le bas côté de la route, part en travers dans un champ qui est moissonné, finalement il va passer pas très loin de moi, un petit moment de nature qui va me sortir pour un petit moment de ma monotomie, toujours génial de voir cette nature qui est aussi diverse.

En arrivant vers Suippes, le décor change, des immenses cimetières militaire bordent la route, ça me donne froid dans le dos, à la vue de toutes ces tombes, on ne peut pas rester insensible, quand à tous ses jeunes, qui ont été massacrés dans des conditions vraiment inhumaine.

Enfin au loin j'aperçois des grands batiments, une zone industrielle, ça y est, j'arrive aux environs de Reims. Dans un rond point, je prends une route à quatre voies, je fais deux cent mètre, une voiture me klaxonne et me fait des signes de m'arrêter, je me gare sur la voie de sécurité, un homme descend de sa voiture et me dit, il ne faut pas passer par là, vous allez vous faire tuer, il me dit, je fais du vélo aussi, je connais bien la région, alors je vais vous indiquer, à cinq cent mètres, vous prenez la petite route à droite, ça va vous rallonger un peu, mais vous allez rentrer dans Reims par une petite route où il y a beaucoup moins de circulation. C'est ce que je fais et il avait raison ce brave monsieur, je me dis,< tiens les gens sont très sympa ici >. J'avais un plan de Reims pour trouver mon hôtel, mais je tombe sur des travaux, alors une déviation me fait perdre ma route et il va me falloir au moins une demi heure pour trouver l'hôtel.

Quelle journée, je suis exténué, froid, mouillé, cette fois-ci fatigué, je prends ma douche et je ne vais pas avoir le courage de visiter Reims, le soir avec Liliane nous dînons à hôtel, après dans la chambre, je prends quelques notes pour mon blog et dodo.

 

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La pluie arrive

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Cimetière militaire de Jonchery sur Suippe

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Le champs le long de la route

 

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Ici on voit le ciel avec encore de gros nuages noirs 

 

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La voie de la liberté 1944, qui m'amène vers Reims

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J'arrive aux environs de Reims

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Les terres agricoles arrivent vraiment à la limite de la ville


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